Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 22:23

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je ne suis pas mort. En fait, c'est mon trop-plein de vie qui nuit à mon blog. Pourtant, j'ai vaguement pensé ouvrir un blog sur les tampax ou les capotes, comme un certain blog-star. J'y pense, j'y pense. Il parait que ça vend.

Je suis quelqu'un de très occupé, [i]of course.[/i] J'ai dû investir dans un agenda (oui, enfin mon "iiiiiiphone" le fait pour moi). Noël approche, avec son cortège de décorations atroces, de cadeaux hypocrites, et de cartes cuculs. Les partiels aussi, c'est moins cool, parce qu'à Noël, au moins, on s'offre des cadeaux en faisant semblant de s'aimer. Mon frère m'a fait savoir qu'il voulait un MacBook pour Noël, ma mère a sous-entendu qu'un joli bijou, ça serait sympa. Alexia voudrait le calendrier des dieux du stade, et Raphaël celui de Clara Morgane. Tout le monde semble savoir ce qu'il veut, sauf moi. Car apparemment, un sérail rien que pour moi, ça fait déplacé dans le catalogue Jouets Club. Tant pis. Mini-Lelio et moi, on se mettra à la diète. Quoique les filles en lettres modernes puisse être un sujet d'études intéressant, sur lequel il faudra que je m'étende un de ces quatre.

Là où je me fais vraiment avoir avec cette idée de Noël, c'est que tout le monde profite de mon séjour prochain aux Etats-Unis pour me réclamer des "souvenirs" (à prononcer avec l'accent de l'américain qui imite un français). Je pars avec une liste interminable de choses à rapporter : Morgan veut un sweat Abercrombie, Julia aussi, plus deux Levi's (il parait, mais c'est juste une rumeur, que Levi's est également implanté en France, mais chut, c'est un secret), Mike voudrait une paire de Nike...Raphaël part également avec sa liste, et un second sac pour tout ramener. C'est Noël deux fois dans l'année, quoi. Quant à Alexia, je crois que j'aurais le plus grand mal à la décoller de la cinquième avenue. Me vient l'image incongrue de moi-même tachant de décoller Alexia la boutique Vuitton, en la tirant par les jambes tandis qu'elle se cramponne à un portant. Ouai. Après tout, ce n'est pas comme si on avait aussi Vuitton à Paris. C'est comme si des américains venaient en France pour manger McDo.

Donc nous partons tous les trois passer le Nouvel An aux States, ce fameux séjour que nous devions faire à Noël dernier, et pour lequel je n'avais pas de passeport. Je réfléchis activement à un moyen de m'occuper dans l'avion, autre que de sauter l'hôtesse de l'air dans les toilettes, qui sont quand même vachement exigus. Ne parlons pas des films, voulez-vous. Oui, je vous vois venir "Bah oui, il y a des petits écrans dans le siège devant toi sur les longs-courriers, et il y a des films !". Quand j'étais parti à Las Vegas avec mes parents il y a plusieurs années, j'ai été très frustré de ne pouvoir regarder un des films proposés par la compagnie car un con, un seul, avait ouvert son "rideau" (j'allais dire hublot, mais non, vaut mieux pas) pour lire, et qu'un rai de lumière en diagonale venait annihiler la luminosité de MON écran. Donc maintenant, sois je dors, sois je lis. Je suis sensé étudier Marivaux au semestre prochain, et il serait judicieux de lire les aventures de Marianne dans l'avion, mais franchement, lire du bon vieux roman français en allant aux Etats-Unis, je trouve que ça fait franchement chauvin.

Voilà donc où j'en suis et ce qui me préoccupe en ce moment. Pour ceux que ça intéresse, mon nouvel idéal féminin, c'est Shy'm, je suis devenu totalement accro à Plus belle la vie, et supporter du PSG. Allez chercher la vérité dans tout ça.

Par Lelio - Publié dans : Autobiographie
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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 22:30

Les filles, en lettres modernes, sont des créatures farouches et, pour un anthropologue sensuel comme moi, un sujet d'études particulièrement intéressant. Au fil des cours, je découvre aussi bien de jeunes vierges effarouchées éprises d'Edward Cullen, d'équitation, et de chocolat, que d'amazones sauvages, tendrement libérées. Cette assurance, souvent factice, possède des attraits indéniables. La pudeur, la candeur, l'innocence de nos jeunes Bella Swan en puissance a un charme certain. Je suis un des rares mâles admis dans ce gynécée, dans des études que l'on considère à tort comme exclusivement féminines. Autour de moi, papillonnent tant de jeunes filles que je ne sais plus où donner de la tête.

 

Le célibat, sur bien des plans, a des atouts, c'est certain. Cependant, il a probablement davantage de défauts. L'abstinence, évidemment, en est un. La vie de couple, c'est tout de même de la paresse. Plus besoin d'aller chasser pour avoir du gibier.

 

Croyez-le ou non, mais je ne suis sorti qu'avec très peu de jeunes filles de ma fac. Evidemment, je vous ai dit récemment que j'aimerais me faire...pardon, que j'aimerais honorer de mes ardeurs ma professeur américaine. J'ai des pensées carrément interdites au moins de dix-huit ans en cours. Mouahaha, que voulez-vous, nous autres hommes sommes des animaux ! Nous ne pensons qu'au coït ! Où en suis-je? Eh bien, je la fais rougir (et je vous épargne la rime qui m'est spontanément venu). Je la trouble. Mes cheveux, un peu trop long, me donne un air charmant d'étudiant studieux (dixit Alexia). La drague est devenu un jeu bien rodé. Pourtant, je ne parviens à l'inviter. Dois-je attendre la fin du semestre ! ô sentiments impétueux, ô luxure tentatrice (bon allez, j'arrête de faire mon Corneille).

 

Les filles en lettres modernes, donc. J'ai une Jane Austen dans deux de mes cours. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose dans ses tenues très anglais, dans ses boucles brunes délicatement coiffées en chignon, dans ses petites lunettes rondes, son air bon et patient, me fait penser à Elizabeth Bennett. Ai-je l'étoffe d'un Darcy? Il y a aussi cette jeune étudiante à l'air timide et sérieux qui parle si bien de Molière, et celle qui, faussement effrontée, me passe des cours dont je feins d'avoir besoin et qui s'est laissée embrasser dans un café et qui, depuis, me couve d'un regard timide, et indécis, ne sachant que faire de mon cas. Il y a cette étudiante au nom américain qui fait des fêtes fabuleuses dans l'une desquelles je me suis retrouvé vêtu en tout et pour toi d'un drap (j'étais déguisé en Zeus). Tant de filles, si peu de temps.

 

A part ça, je suis célibataire.

Par Lelio - Publié dans : Anthropologie Lelienne
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Dimanche 2 janvier 2011 7 02 /01 /Jan /2011 14:49

Je suis certain que vous vous demandez tous si j'ai pu partir. La réponse est non.

 

La faute à l'hiver, la neige, la pénurie de liquide pour dégeler le cerveau des hôtesses. Bref, entre le gel ici, et le blizzard là-bas, on nous a proposé un vol le 31, du genre "happy new year on the plane", et un vol retour pour le 5, alors que mes partiels commencent le 3. Bref, nous somme restés à Paris. Les States, ça sera pour la coupure post-partiels, bien qu'Alexia et Raph ne soient pas sûrs d'en avoir une. On s'en fout, soyons rebelles, séchons les cours.

 

Du coup, au 26, je me retrouvais à la fois sans domicile fixe et sans plans pour le réveillon. Oui, car, magnanime, j'ai accepté de prêter ma chambre à deux cousins d'Olivier, qui ne sont pas les miens, d'ailleurs. De plus, vu que l'on pensait fêter le nouvel-an sur Times Square, nous n'avions rien prévu.

 

Obligé de s'exiler chez mes parents. Avec ma mère qui m'enquiquine, j'ai dû feindre de réviser pour avoir la paix. Comment ai-je pu vivre dix-huit ans dans cette maison de fous, ça me dépasse. Déjà, Noël constituait une épreuve en soi : toute la famille réunie sous notre toit le 24 et, soyons fous, le 25. Quel intérêt? Après tout, ce sont les mêmes têtes, les mêmes plats, et les cadeaux sont déjà déballés.

 

Les oncles, les tantes, les cousins, et surtout, le cortège de questions gênantes. A ma cousine Marine qui, à vingt-deux ans, est célibataire, l'on demande "Alors, as-tu vu le loup?" avec un bon rire bien gras et grivois, à sa soeur Léa, âgée de vingt-six ans, "Alors, toujours personne?" tout en la taxant de vieille fille d'un air apitoyé dès qu'elle détourne le regard. Seule ma cousine Pauline semble échapper à la curiosité des anciens, et me jette des regards exaspérés de derrière sa DS jusqu'à ce que "putain, éteins-ça, on est à table tu me fais honte !". Quant à moi, on me harcèle pour savoir quand est-ce que je reprends le droit. Jamais.

 

Donc, le nouvel an. L'on avait le choix entre s'incruster chez quelqu'un, ou le passer devant Arthur à la télévision avec une pizza...Dans les deux cas, je n'étais pas très chaud. Le réveillon a toujours un je-ne-sais-quoi de déprimant. En somme, on s'est retrouvé à passer la première partie du réveillon chez une amie de Julia, dont les amies étaient toutes soit en couple, soit lesbiennes, soit coincées. Raph, cependant, a, je crois, réussi à embrasser l'hôtesse qui n'avait pas l'air de ces filles qui se font beaucoup prier. En deuxième partie de soirée, nous avons finis dans la fête pour hippies dégénérés des amis de Jimmy où Morgan nous a proposé de le rejoindre. Je n'étais pas très pour. Revoir Jimmy après des mois passés à l'envoyer bouler et lui faire comprendre qu'il me donnait des envie de meurtre n'était pas très tentant. En plus, vous savez ce qu'on dit, ce que tu fais le premier de l'an, tu le feras toute l'année...Voir Jimmy ne fait pas partie de mes plans pour l'année nouvelle. Bref, c'était naze, tout le monde était défoncé, et il y avait très peu de filles. Nous avons terminé la soirée chez Raph, dont les parents sont au ski, et on s'est endormis au petit bonheur la chance.

 

 

Bonne année à vous aussi. Yeepee !

Par Lelio - Publié dans : Autobiographie
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 14:59

J'ai pris des bonnes résolutions et ça fait longtemps que je me dis que je devrais les partager avec vous, mais j'ai oublié. C'est que le temps passe quand on s'amuse. En principe. J'ai donc suivi la coutume qui veut que l'on se force à respecter quelques lois personnelles au moins pendant les trois premiers mois de l'année, et encore je suis raisonnable. Certains ne s'y tiennent pas du tout.

 

1) De façon tout à fait sérieuse, je me suis décidé à avoir ma licence, avec mention. Mais le défi est plutôt de savoir ce que je vais en faire, car en toute honnêteté, je ne sais pas quoi faire de ma triste vie. Raphaël veut être cardiologue, et Alexia songe actuellement à enseigner en faculté. En ce qui me concerne, l'avenir n'est qu'une plaine vide, vierge, et fertile, mais je ne sais qu'y semer. Pourquoi pas, moi aussi, devenir de ces professeurs cultivés et réputés qui enseignent à des amphithéâtres pleins d'élèves crédules prêts à acheter les livres de méthode et d'analyse que j'aurais pondu au cours de ma carrière universitaire. Faire acheter deux ou trois livres à vingt-cinq euros pièce à cinq cents élèves chaque année, what a bon plan.

 

2) Je retourne aux Etats-Unis. La date, maintes fois reportées, a été fixée à fin août. Histoire que tout le monde puisse venir. Les billets sont réservés, alors merci, pas de tempête de neige cette fois-ci, ou de partiels surprises. Choses hautement improbables en août, mais avec les Parques qui semblent m'avoir à l'oeil, je préfère préciser.

 

3) Je tâche de sortir mon cousin Olivier de son coma profond en lui trouvant un individu de sexe féminin avec qui jouer au docteur. Vous n'avez pas idée de ce que je trouve dans ses chaussettes. Oui, dans ses chaussettes. Rien de pire qu'un puceau en chaleur à la maison, si vous voulez mon avis.

 

4) Je tâche de lire davantage. Des idées? Car entre les sorties qui se sont multipliées comme les poux sur la tête de Lambert, je n'ai pas vraiment eu le temps de me poser avec un bon livre.

 

5) Concernant ma vie amoureuse, ou plutôt, devrais-je dire, sexuelle, j'hésite entre deux extrêmes : me poser pour une fois et espérer passer une partie de l'année avec la même demoiselle ou continuer à sauter des inconnues au détour d'une soirée. En ce moment, ma libido explose, et vu comme c'est parti, je risque de dépuceler la moitié de la fac, mon nouveau terrain de chasse. Début janvier, pour la petite histoire, je suis sorti trois semaines avec une certaine Léa, dont je crois vous avoir déjà parlé sans la nommer. Une jeune femme à l'air très libéré, un brin rebelle, mais en réalité plutôt conventionnelle et timide. C'était sympathique. On a passé la semaine d'intersemestre au lit. ça s'est fini avec le début du deuxième semestre. Horrible à dire, mais j'en avais fait le tour. Vous pensez, en une semaine au pieu. Puis, au hasard d'une soirée, j'ai enfin été admis dans le lit de Camille (mais sans Jonathan, fort heureusement). Là, maintenant, je courtise une jeune fille sérieuse qui a eu l'extrême bonté de me prêter ses cours. Elle est franchement jolie, l'on dirait une poupée. Elle me fait craquer quand timide, elle baisse ses yeux ourlés d'épais cils noirs et rougit chastement. Elle est insaisissable. Me cernerait-elle? Suite au prochain épisode.

 

Par Lelio - Publié dans : Autobiographie
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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 19:32

Beaucoup de choses ont changé dans la vie de ce cher Lelio, qui devient mégalo en s'autodésignant à la troisième personne du singulier.  C'est pour cela que je n'écris plus. Je vais vous la faire courte.

 

Oui, j'ai eu ma licence, merci à ceux qui demandent. Cependant, en mars dernier, j'ai appris que, contre toute attente, mes parents se séparaient. Mes parents, que je pensais bien trop raisonnables et trop attachés l'un à l'autre, vont divorcer. La maison de Versailles va être vendue. Ma mère vit d'ores et déjà avec son nouveau compagnon et envisage de partir dans dans le sud. Quant à mon père, depuis la fin de l'année universitaire et le départ du cousin Olivier, il vit tout simplement chez moi. Et ça, ça m'emmerde pas mal. D'autant plus que je ne sais même pas si l'on restera dans cet appartement tant aimé. Mon père parle lui-aussi de s'exiler en province, et pour ne pas rester seul, il m'emmènerait dans ses valises. Génial. Autant dire que ma vie est sacrément bousculée en ce moment. Donc, à ce jour, je ne peux pas promettre d'écrire régulièrement. Deux fois par an, ça serait déjà beau. Voilà ce que j'avais à vous dire.

 

J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce journal en ligne, ce roman en gestation, cette autobiographie qui verra peut-être le jour en version brochée. Je vous avais avoué avoir écrit un premier projet, basé sur mon été pré-terminale. Je peux déjà vous confier que mon second roman sera ce texte même que vous lisez,  le tome 2 de l'autobiographie de Lelio.  Y'aura-t-il un tome 3? A ce jour, je ne peux le dire.

 

Des fois, je me dis que si ça se trouve, nous existons pas, nous ne sommes que des personnages de papier dans un grand roman, comme l'avait évoqué, je crois, Bernard  Werber. Parfois, je me lève le matin avec ce terrible doute : et si je n'existais pas? Moi qui voulait tant vivre, j'en viens à douter de ma tangibilité. Je reviendrai après une cure de Descartes, "je pense donc je suis".

 

Après :

  • Création : 01/05/2009 à 16:52
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Vous verrez que Lelio-rocks sur skyrock n'existe plus. Je ne vois pas trop l'intérêt, finalement, de continuer deux blogs en parallèle.

Par Lelio
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Vague présentation inutile du "personnage"


Prénom : Lelio, profession : fils à Papa, projet d'avenir : ne pas finir comme Papa

Alors, allons-y, puisqu'il faut passer par la case présentation. Salut à tous les gens. Je m'appelle Lelio, je suis jeune, beau, riche, intelligent et cultivé. Vous pouvez commencer à me détester.
J'ai bientôt vingt-ans et je vis à Paris dans un appartement que vous n'aurez jamais les moyens de vous offrir, j'étudie les lettres modernes après un baccalauréat littéraire obtenu avec la mention très bien, je m'envois plus de filles que l'adolescent moyen, je ne m'attache pas, je consomme puis je jette.
J'aime lire du Voltaire et me déhancher mieux que Travolta en boîte, je fume des pétards et je sais jouer du Mozart. Je suis un paradoxe ambulant. Et j'aime ça.

Comme vous pouvez le voir, je suis odieux, cynique, sarcastique, prétentieux. Mais comme je suis riche, jeune et beau, je peux me le permettre.

Ah, j'oubliais, j'adore le second degré aussi.
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