Anecdotes, humour, railleries et sarcasme

Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 20:02
Pourquoi ce blog? Bonne question. Ceux qui me connaissent en sont venu à savoir que j'ai toujours aimé écrire, et souhaité publier un jour un roman. Le blog m'a alors paru un moyen d'expression valable, afin d'avoir des avis sur mon style balbutiant. Je suis devenu blog-star sur Skyrock en 2009.
Ce roman se présente tout simplement comme un journal intime, de 2009, jusqu'à ce que je me lasse, ce qui, semble-t-il est un processus bien entamé vu que je ne publie plus depuis un moment. Des choses dans ma vie ont fait que tenir ce blog et donc mon roman personnel en ligne est devenu le cadet de mes soucis.
Alors, vous voudrez sûrement savoir de qui l'on va parler, non? Lelio, enchanté. Oui, comme le personnage de la comedia dell'arte. A ce jour vingt-deux ans, mais dix-neuf quand j'ai commencé à tenir en ligne un compte-rendu de mes journées et pensées. Voilà, en somme, comment résumer le "personnage" :


"J'ai porté des converses avant que ça soit de nouveau à la mode, j'ai dansé la tecktonik quand personne ne connaissait, arrêté quand tout le monde en parlait. Je lis du Voltaire et je vais en boîte, je fumes des pétards et je joue du Mozart. Et comme Hell, je baise comme vous faites vos courses. Je suis un paradoxe. Et J'aime ça.
J'étudie les lettres modernes à Paris Diderot. Grosso modo, ça veut dire que je sais lire, et bien. J'ai eu mon baccalauréat littéraire mention très bien en allant en boîte la veille de l'épreuve de philo. Je vivais à Versailles, mais maintenant, je m'incruste plutôt dans l'appartement parisien de mes parents.
Je suis célibataire, par choix. Non que ça ne m'empêche de m'envoyer en l'air plus que vous, au contraire. Je suis libre, vous dis-je.

 

Vous l'aurez sûrement constaté, je suis odieux. Et j'adore ça. Mais comme je suis beau gosse, je peux me le permettre."

 

Ouai, si on veut. Bienvenue donc sur le blog-roman de Lelio, un garçon insupportable mais résolument attachant.Insignifiant, mais réaliste, les pieds sur terre, mais la tête dans les étoiles. Qui suis-je au fond? L'on dit que l'écriture nous révèle. Nous verrons. 

Par Lelio - Publié dans : Anecdotes, humour, railleries et sarcasme
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 15:30

Cela me fait rire presque autant que Futurama de voir la populace dans ma classe.

Si l'on ôte tous ceux qui sont partis, pour cause de faiblesse intellectuelle intense ou de paresse paralysante, il ne reste, ma foi, pas grand chose. Peu de représentants du sexe masculin, et beaucoup de filles. Et personne avec qui je me sens quelque affinité.

Le specimen le plus intéressant est sans doute Fiona (les noms ont été changés, pour préserver les innocents, en l'occurrence elle). Physiquement, Fiona, on dirait une créature de Tim Burton, si vous voyez le genre : cheveux bouclés roux, yeux globuleux, allure décalée, vêtements digne de Jack Skullington. C'est en voyant Fiona que l'on se dit que les anciens littéraires (sauf moi, bien entendu) sont sérieusement névrosés. Une fois, une fille de la classe pleurait toutes les larmes de son petit corps car elle avait perdu son grand-père. Fiona est arrivée, l'a regardée d'un air très concentré et a demandé si ça lui faisait de la peine. La fille lui a lancé un regard noir à travers ses larmes et a répondu que "non, non pas du tout, ça me remplit tellement de joie que je m'en vais danser autour de son cercueil". En fait, elle n'a pas du tout dit ça, c'est un ajout de ma part. Elle a juste répondu "oui". Alors, Fiona lui a mit la main sur l'épaule et lui a dit " ne t'inquiètes pas, il n'existe plus maintenant, c'est juste un corps, son  âme est partie". Oui, je sais. Elle est spéciale. Et c'est un euphémisme.

A part Fiona, qui a quand même quelques neurones et de bonnes notes dans l'ensemble, il y a Christine qui vaut le détour. Christine, c'est une fille (déjà), renfermée sur elle même, pas très jolie, et avec un caractère renfrogné. Dès que je l'entend parler, c'est pour râler, sur les profs, sur les élèves, et souvent sur les deux à la fois . Christine aurait aussi bien pu vivre au couvent jusqu'à la fac, parce que il y a encore peu, elle ne connaissait rien de la vie, la vraie. Elle était vierge (et l'est toujours, probablement), n'était jamais allée à une fête (tout juste un goûter d'anniversaire dans les années 90), n'avais jamais rien fait d'insensé ou de drôle. On s'ennuyait rien qu'à la regarder.

Là, où ça devient drôle, c'est que Christine s'imagine être "cool". Elle a passé récemment ce qu'elle considère comme le "baptême du feu" : elle est allée en boîte. On l'y a traîné de force, avec les gens de la classe, même si on n'a pas grand chose en commun. On en a longtemps entendu parler, croyez-moi. C'est beau, c'est lumineux, c'est génial. Elle n'en tarit pas. On sent la fille qui se sent "grande". ça me fait rire parce que ça fait bien quatre ans que je vais en boîte et que franchement, je ne vois pas pourquoi en faire tout un plat.

Il y a aussi Daphné. Daphné est drôle, mais à ses dépends. Elle n'est pas belle, au contraire, elle est même très ronde, mais s'imagine être "trop une belle-gosse", elle porte des vêtements très serrés et très courts, ça ballotte de partout, c'est répugnant. Elle se maquille trop, ça lui fait comme une seconde peau, voyez-vous. On appuis sur sa joue, et on s'enfonce dans le fond de teint. Et donc Daphné se croit magnifique : elle se vante que la moitié des mecs de son lycée lui sont passés dessus. Bon. Soit. Ils devaient être vraiment bourrés alors. Bref, on lui pardonnerait presque si ce n'était pas la reine des hypocrites (je suis pas mal dans mon genre, je l'admet). Et elle veut que je lui accorde mes faveurs. Non, mais où va le monde?

Bref, la fac c'est quelque chose, niveau faune. Quand y'a cours, on rigole bien.

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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 00:00
Prénom : Lelio, Profession : fils à papa, Projet d'avenir : ne pas finir comme papa

Depuis que je tiens ce blog, je clame à qui veut l'entendre que ceci n'est pas vraiment un blog personnel. Mais là, saisit d'une puissante vague de narcissisme, j'ai décidé, pour une fois, de parler, vraiment de moi.

▶ Je suis né un quatorze juillet : depuis, pour célébrer mon anniversaire, en France, on peut assister à un feu d'artifice, même dans les trous les plus paumés. Les histoires sur la prise de la Bastille, c'est de la connerie, la fête nationale célèbre la naissance de Lelio. Point.

▶ Sur mon CV, je peux dire que 1) Je suis très doué en langues ( Français [trop dur, ça fait dix-neuf ans que j'essaie de maîtriser ce truc], anglais [ aie spik anglich vairi wèl ], espagnol [ Ouai, si on veut ] et surtout French Kiss [ j'ai limite un master dans ce domaine ]. 2) Je sais nager. J'ai fait de la natation quand j'étais gamin (ouai, jusqu'à l'obtention de mon bac de français en fait, et quand je n'avais pas la flemme d'y aller. Une fois j'ai faillit me faire virer pour avoir essayer de couler un camarade de classe. 3) J'ai un assez bon QI et un bac avec mention (en vérité, je me suis tapé la directrice du jury, ce qui m'amène au point 4) 4) Je suis un très bon amant 5) J'ai survécu à la Tecktonik.

▶ Physiquement, je suis canon. Vous n'en aurez jamais la preuve, car je ne mettrais jamais de photo (1) ça vous facilite le transit intestinal, je le sais 2) Je ne suis pas là pour ça 3) J'ai déjà passé ce stade, et en garde un mauvais souvenir, qui s'est terminé par un hackage d'adresse msn. Vous saurez juste que je suis brun, aux yeux noisettes, que je mesure 1m76, que ma qu...heu, je m'égare, là, non? Que je fais des abdos régulièrement pour conserver de jolies tablettes.

▶ Je suis nul à un tas de trucs, par contre. 1) faire le ménage : comme il y a toujours eu quelqu'un pour le faire, je n'ai jamais appris et ne compte pas commencer. Mon frère n'a qu'à se démerder (il a engagé quelqu'un depuis) 2) Rappeler les filles après un coup d'une nuit (ça m'est physiquement impossible, le téléphone ne veut pas attraper ma main, ou est-ce le contraire?) 3) Mémoriser mon code (d'immeuble, le truc qui permet d'avoir le permis, et le code secret pour mon dealer [HaHa]

▶ Bonjour, je m'appelle Lelio. Bonjour Lelio. Je suis un blogaholic. Dios Mio !

▶ Voila. De temps en temps, je jure dans une langue étrangère. ça donne "Dios Mio!" ou "Holy Crap !". Dans le même genre, il y a des expressions débiles dont je n'arrive pas à me débarrasser à l'oral, du genre "funny fun" (utilisé toujours ironiquement).

▶ Je suis un accro. Je suis accro à la vodka, aux clopes, au sexe, aux pokemons, aux livres, à la vanne, au sexe, à la philo, aux fêtes, aux sorties, aux boîtes, au sexe, à la musique.

▶ Je n'en dirais pas plus sur ma petite personne, ou alors ça serait involontaire. Attendez, j'ai oublié la plus grande révélation : je suis issu d'un spermatozoïde et d'un ovule, whaaouh, qui l'eut cru?
Définir, c'est limiter [Le papa de Dorian Gray]
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 00:08

Bonsoir. Je viens de sortir d'un week-end de folie, comme souvent. Ivresse, clopes, sexe. Cliché, mais bon, on n'est plus à ça près. Samedi soir, il y a eu la soirée de Célia, puis celle d'une certaine Noémie, tout ça

 dans la même soirée, mais c'était dans le même coin donc ça allait, et le dimanche, la journée avec...les grand-parents. Charmant quand on a la tête dans le cul, le cul dans le brouillard pour citer une chanson.

Au fait, je ne pars pas en vacances avec ma mère. La semaine dernière, nous nous sommes cordialement aboyés dessus au téléphone. Elle m'a blâmée pour ma démission, criant que j'étais immature et incapable de me prendre en main (le rapport, s'il vous plait). Enervé comme je l'étais car 1) Elle m'énerve (à la Helmut Fritz) 2) Je venais de me réveiller, j'ai perdu mon sang-froid légendaire et crié à moi tour que c'était elle l'immature, à danser en boîtie à son âge, et à se taper des mecs de l'âge de Marc, mon grand frère. Elle n'a pas apprécié, évidemment et était donc plus que contente de ne pas m'emmener dans ses vacances cinq étoiles dentelles & dentiers.

Et donc dimanche, la journée avec les grands-parents maternels, montés sur Paris voir la famille, qui m'ont posé la question, toujours la même "mais que va-t-on faire de toi, Lelio !". Eh bien, remisez-moi dans un placard et fichez moi la paix. La famille, ce cadeau empoisonné qu'on ne choisit pas. Voyez-vous, ma grand-mère est le genre de femme qui donne des coups de sac à main aux jeunes qui passent dans son rayon d'action et porte un chignon très serré, et mon grand-père, le genre d'homme qui vous toise derrière ses lunettes à écaille. Je ne suis rien pour eux. Marco a tout réussit. Sauf sa vie, en fait. Il n'est pas heureux, il a juste l'impression de l'être, mais peut-être au fond que ça suffit.


Article inutile.
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 14:40

Hier, j'ai comme qui dirait pris une ride, car quand je suis descendu prendre mon courrier, se nichait au milieu des cartes postales ( vestiges prouvant qu'on pouvait rester en contact, autrefois, sans les sms et qu'il fut un temps où les gens savaient encore tenir un stylo et affranchir une lettre) et divers prospectus, une enveloppe crème, d'un papier soigné, où mon adresse était écrite en grandes lettres rondes, un peu penchées, comme écrites à la plume d'oie.
D'ordinaire, je suis plus habitué aux publicités et aux papiers du pass Navigo : j'ouvre une parenthèse pour vous dire que Raph a eu l'idée stupide de vouloir instaurer le pass navigo dans les taxis. Accessible à la plèbe, le taxi serait impossible à héler, car déjà pris. Il faudrait alors inventer un autre moyen de locomotion destiné à l'élite, le jet privé taxi, peut-être. Hors-sujet, revenons donc à nos moutons, ou plutôt à l'enveloppe crème.

Elle contenait une invitation à un mariage : quelle banalité, songez-vous, peut-être. J'ai été à une kyrielle de mariages, les amies de ma mère, leurs filles, les cousins, les cousines, des gens dont on se fiche éperdument mais qui nous offrent généreusement une part de pièce montée et l'occasion de mettre une cravate. Mais là, c'était différent : l'heureux époux est un garçon que je croise depuis des années dans les hautes sphères parisiennes (genre). Le rejeton d'un ami de ma mère, âgé du même âge que moi. Petit, sec, laid, timide, avec une  ressemblance assez frappante avec un certain Nicolas. L'on se fichait un peu de lui, gamins guère plus âgés de quinze ans, pour son incapacité notoire à décrocher un rendez-vous amoureux et ses essais répétés mais toujours voués à l'éhec. Dans un monde où la richesse est commune, Sébastien, car tel est son doux patronyme, n'avait même plus son atout majeur, le compte en banque parental.

Et donc maintenant, Seb se marie avec Sab (Sabrina). L'histoire de leur rencontre est assez triste, à bien y regarder. Je tiens d'Alexia qui est une commère finie que Seb, las du célibat, se serait inscrit sur un site de rencontre très connu, Mystique, afin de trouver la perle rare, celle qui manquait à la boîte à bijoux de sa famille. devant le peu d'attention que les jeunes célibataires prêtaient à sa personne, Seb a joué sa carte ultime : je suis riche. Peu de temps après, il a rencontré Sabrina. Taille fine, une jolie poitrine ronde, de longues jambes fuselées, un regard bleu ciel sur une peau mordorée. Un canon, en un mot. Ce que mademoiselle faisait sur Mystique, je ne sais pas. Toujours est-il qu'ils se sont vus, et sont sortis ensemble. Pour les dix-neuf ans de la belle, Seb lui a offert un Yorshire, mais Sab n'aimant pas spécialement ramasser les déjections de la bestiole, Seb s'est gentiment proposé de lui offrir, à la place, un cheval, qui, comme chacun sait, fait beaucoup moins de saletés qu'un chien nain. Sab a modestement refusé, mais a accepté l'Audi qu'il lui a payé après son permis. Cela faisait deux mois qu'ils sortaient ensemble.

L'aime-t-elle au moins, ce généreux Seb qui couvre sa princesse de cadeaux (le dernier Apple façon D&G, des boucles d'oreilles de chez Cartier, une parure de valise Vuitton pour partir en vacances en République dominicaine, puis à Venise, pour leurs un an)? Eh bien, on ne dirait pas. Alexia sait de source sure qu'elle a couché avec un autre, histoire de savoir ce que ça fait. Et j'ai moi-même assisté à une scène pour le moins triste. Nous étions à une soirée, dans un jardin, et Sabrina avait avoué à son Seb-C'est-Bien qu'elle avait un peu froid. Ni une, ni deux, son prince grimpait dans sa voiture chercher de quoi couvrir sa belle. De retour une demi-heure plus tard, il se fait accueillir par une Sab déchaînée, hurlant "mais t'étais passé où, j'aurais pu geler sur pied moi, t'as fait quoi entre temps, et puis c'est même pas la bonne veste". Seb, amoureux, n'a rien dit et s'est contenté de l'aider à mettre ladite veste en s'excusant.

Et voila qu'ils se marient. Si elle est intelligente et aussi vénale que je le crois, elle va se hâter de lui pondre un héritier, au cas où il se rende compte un jour de son erreur. Être femme de riche, c'est un métier dangereux, il y a toujours le risque qu'une collègue plus jeune vous ravisse la vedette.

Bref, tout ça pour dire que si mes "amis" commencent à se marier, c'est que pour moi, l'adolescence, c'est bel et bien terminé.
Par Lelio - Publié dans : Anecdotes, humour, railleries et sarcasme
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Vague présentation inutile


Prénom : Lelio, profession : fils à Papa, projet d'avenir : ne pas finir comme Papa

Alors, allons-y, puisqu'il faut passer par la case présentation. Salut à tous les gens. Je m'appelle Lelio, je suis jeune, beau, riche, intelligent et cultivé. Vous pouvez commencer à me détester.
J'ai bientôt vingt-ans et je vis à Paris dans un appartement que vous n'aurez jamais les moyens de vous offrir, j'étudie les lettres modernes après un baccalauréat littéraire obtenu avec la mention très bien, je m'envois plus de filles que l'adolescent moyen, je ne m'attache pas, je consomme puis je jette.
J'aime lire du Voltaire et me déhancher mieux que Travolta en boîte, je fume des pétards et je sais jouer du Mozart. Je suis un paradoxe ambulant. Et j'aime ça.

Comme vous pouvez le voir, je suis odieux, cynique, sarcastique, prétentieux. Mais comme je suis riche, jeune et beau, je peux me le permettre.

Ah, j'oubliais, j'adore le second degré aussi.
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