Oh Lelio,
ce n'est guère ton genre de te plier aux convenances.
Et pourtant...
Lelio, si tu étais trois livres, lesquels serais-tu?
Eh bien, très cher, je serais "Les liaisons dangereuses" de
Laclos. Depuis 1782, il scandalise, avec ses personnages vicieux, tordus, débauchés. Je me reconnais souvent dans Valmont. Parfois aussi dans Tourvel. Mais alors, ça c'est franchement rare et je ne
l'avoue que parce que je suis sur que vous ne savez pas qui c'est. Sinon, je choisirais "Dom Juan" de Molière, parce que Dom Juan est un personnage
démesurément jouissif : j'aimerais être Dom Juan. Dom Juan séduit, Dom Juan provoque, Dom Juan, c'est le charisme incarné. Bon, par contre, je me passerais bien de la fin de l'acte V ! Ensuite, je
choisirais "Bel-Ami" de Maupassant. ça ne se justifie pas.
Lelio, si tu étais une boîte de nuit, tu serais...?
Le Duplex, sans doute. J'y suis souvent. Je traîne aussi souvent au métro, au mix, au back up et au
redlight, même si je n'aime pas trop cette dernière, je la trouve mal fréquentée, ils laissent entrer tout le monde, même les beaufs en jogging.
Lelio, si tu étais un film?
Je serais Fight Club. Car je suis schizophrène au fond.
Lelio, quels sont tes hobbies ?
J'aime sortir, que ce soit au restaurant, ou en boîte. J'aime lire, le rock, les concerts, faire l'amour, draguer, nager, et vanner, surtout. Et par dessus tout j'aime profiter de la
vie.
Lelio, pourquoi n'y a-t-il pas de photo à proprement parler de toi sur ton blog?
D'une part, car ce blog n'est pas vraiment un blog personnel, j'y racontes parfois ce que je fais de mes jours, mais ce n'est pas le but
premier. Ensuite, skyrock, ce n'est que virtuel pour moi, et je n'ai pas envie d'afficher mon visage...imaginez que mon blog vienne à devenir connu, je ne tiens pas à ce qu'on m'arrête dans la rue
en me disant "hey t'es Lelio". Bon, je vous l'accorde c'est un peu prétentieux. Par ailleurs, je ne veux pas que mes proches, s'ils venaient à tomber par hasard sur ce blog, ne me reconnaissent :
bien sur, s'ils lisent ils sauront que c'est moi, mais bon, admettons qu'ils passent sans s'arrêter...
Et ensuite, je veux qu'on s'intéresse à mes textes, à mes pensées, mais pas à moi en tant qu'être humain. Je ne cherche ni rencontres, ni commentaires du genre "ouai beau gosse" que je trouve
inutiles et insipides, mais un lectorat apte à dialoguer et à critiquer (en bien, et en mal).
Est-ce du second degré ce que tu nous racontes?
Eh bien, cela dépend. Des fois, il faut me prendre au sérieux. des fois, ce n'est pas du second degré mais
carrément du cent cinquante troisième. Suis-je un mec sensible, ou odieux, ah, telle est la question. Ne peut-on pas être les deux à la fois?
Par Lelio
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Publié dans : Autobiographie
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Bien le bonsoir , cher visiteur.Je me sens d'une humeur incertaine ce soir : impossible de trancher :
suis-je plutôt d'humeur artistique ou alors plutôt philosophique. J'aurais envie de mêler les deux en lançant le grand débat : L'art comme moyen d'expression. Vous avez quatre heures pour me
pondre une réponse convenable.
J'ai décidé d'éveillé mon âme d'artiste trop longtemps engourdie par des années de formatage social et culturel. La culture nuit-elle à l'art ou le renforce-t-il? Si l'on écoute Rousseau , dont
la voix s'élève encore d'entre les morts , la culture serait nuisible et l'état dit de nature serait préférable. Celui-ci blâmait la littérature or s'il ya bien un domaine où Môsieur s'est
illustré c'est bien la littérature.
Si je suis un artiste , quel sera mon art?
Bien des années auparavant , je me suis essayé au maniement du crayon pour tenter de retranscrire aussi fidèlement que possible mon environnement , mais les dessins que je fis s'approchant
davantage de l'art abstrait que de l'art figuratif , je me mis en tête d'égaler , que dis-je , de surpasser Picasso ! Après bien des échecs , on convint que la carrière de peintre n'était
peut-être pas pour moi et je murais dans un silence obstiné , persuadé que je possédais un coup de crayon remarquable mais bien trop novateur pour plaire maintenant. J'était un artiste en avance
sur mon temps , incompris , voila tout.
La musique m'attira . On me mit une flûte entre les mains en classe de 6ème et les sons que je pus en tirer étaient plutôt agréables sans être transcendants. Futur Mozart , je demandais à ce que
l'on me paie des cours de piano et mon caprice fut exaucé : j'en fis jusqu'à 16 ans et joue plutôt bien . Là encore on ne tenait pas la réincarnation d'un grand artiste.
Les cours de poterie d'une de mes cousines me permit de passer une après-midi à malaxer de l'argile et l'une de mes créations maladroites orne fièrement la table de nuit de ma grand-mère , qui
est infiniment fière de moi et qui au vu de ce que j'ai pu produire en un seul après-midi me voit déjà comme le nouveau Rodin.
Quand en cinquième , je découvris Corneille avec Horace et le Cid , je décidais avec fièvre de m'atteler à la rédaction d'une pièce de théâtre qui ne vit naître qu'une demi
scène . En seconde , je fis la connaissance de Baudelaire qui m'inspira quelques sonnets dépressifs , puis Lamartine et Musset , sous l'égide de qui , je rédigeais avec ferveur quelques poèmes
lyriques qui plurent beaucoup à ma mère (ah , l'amour maternel) . Même si elle préférait ceux de mon frère.
Enfin , il y a peu , j'ai entamé la rédaction d'un blog. De l'art , un blog? Ce qui relance la question fondamentale : peut-on parler d'art dès qu'il est question de création? à ça , à vous de
répondre!
Par Lelio
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Publié dans : Philosophie de comptoir
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